FIP-FCPI Truffle Capital se démarque par ses rendements

le 05/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Résultats décevants

A l’heure où les professionnels appellent à reconduire le dispositif fiscal arrivant à échéance fin 2012, ce classement des FIP (fonds d’investissement de proximité) et des FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) proposé par Morningstar donne des résultats plutôt décevants. Sur 344 FCPI et 287 FIP levés entre 1998 et 2011, seuls 98 FCPI et 73 FIP offrent aux investisseurs une performance financière annuelle positive. L’équipe de Truffle Capital ressort plusieurs fois leader sur les classements de FCPI (en 2003, 2005 et 2008), où apparaissent aussi souvent bien placés les Idinvest, EdRIP, Seventure, CM-CIC, A Plus Finance, etc. Les tendances semblent moins évidentes sur les FIP, sachant que dans les deux cas, certaines sociétés de gestion gèrent plusieurs fonds, qui ont parfois des performances proches car des actifs en commun. Et parfois de grandes différences.

631 fonds étudiés

D’un point de vue méthodologique, ces tableaux ne reprennent pas les FCPI levés en 1998 (1 seul), 1999 (4) et 2000 (9), ni les FIP levés en 2004 (4), parce qu’ils étaient peu nombreux et, pour les FCPI, également très négatifs pour avoir subi l’éclatement de la bulle internet. Ils ne reprennent pas non plus les FCPI et FIP levés en 2009 (49 et 69), 2010 (38 et 49), 2011 (59 et 63)..., dont les actifs sont trop peu matures et les performances peu significatives.

« Nous ne prenons en compte que les valeurs liquidatives qui servent aux souscriptions-rachats par les investisseurs, explique Géraldine Lemoine, analyste chez Morningstar. Cela appelle deux remarques : les sociétés de gestion valorisent leurs fonds ‘date à date’ à des rythmes très différents ; et certaines dont nous n’avons pris en compte que la valeur liquidative à mi-2011 peuvent afficher des performances financières meilleures à fin 2011. »

Ces performances globalement négatives ne tiennent pas compte non plus de l’avantage fiscal non négligeable qui correspondait à une réduction d’impôt sur le revenu (IR) de 25 % des sommes investies en « innovation » ou en « proximité » jusqu’à 2009, sans parler des réductions sur l’ISF apparues depuis 2008. A titre d’exemple, sur 1.000 euros investis dans un FCPI 2006 affichant 5,41 % de rendement annuel, 600 euros au minimum avaient été investis en innovation et il convient donc d’ajouter au moins 3 % à la performance financière annuelle liés la réduction d’IR pour l’investisseur.

Par ailleurs, une récente étude académique, menée pour les associations du capital-investissement (Afic) et de la gestion (AFG) avec Oséo, a démontré un très net apport positif des FCPI sur les performances économiques des entreprises soutenues (chiffres d’affaires, effectifs, liquidités...), ce qui pourrait relever les rendements à terme.

A lire aussi