FINANCEMENTS DE PROJETS - State Bank of India toujours loin devant

le 13/06/2013 L'AGEFI Hebdo

Un marché soutenu par les Etats-Unis

Les financements de projets privés et publics, calculés dans leur ensemble, ont continué à diminuer sur les douze mois écoulés au 31 mai, avec 227 milliards de dollars (-14 %) de prêts bancaires pour 747 projets, selon ce classement des banques « arrangeurs » réalisé par Dealogic. La baisse d’activité est similaire pour les financements liés aux secteurs publics (101 milliards) et pour ceux liés à l’énergie (110 milliards). State Bank of India domine toujours largement ce marché mondial, devant Mitsubishi et Sumitomo Mitsui sur la période étudiée. Le marché asiatique reste le plus important, même si, pour une fois, il connaît une baisse d’activité : -12 %, avec 108 milliards de dollars (327 financements). On y retrouve naturellement State Bank of India, devant Mitsubishi et Sumitomo Mitsui, même si les plus gros projets ont été financés en Australie et en Asie du Sud-Est, et non en Inde ou au Japon.

Le marché le plus dynamique en 2012-2013 semble bien situé aux Etats-Unis, en progression de 5 % à 25 milliards de dollars, notamment grâce aux projets énergétiques dans les gaz de schiste. Les principales banques y sont Credit Suisse, Morgan Stanley, Barclays et Mitsubishi UFJ (leader l’an dernier).

UniCredit en Europe

Les banques japonaises Sumitomo Mitsui et Mitsubishi UFJ se placent encore très bien (2e et 3e) sur un marché européen en forte baisse, -37 % à 42 milliards de dollars avec seulement 168 projets. L’italienne UniCredit domine, tandis que, Natixis mise à part, les banques françaises (SG CIB, BNP Paribas et Crédit Agricole CIB, 16e) reculent après une très bonne année 2011-2012. Parmi les grands projets financés sur le Vieux Continent, Dealogic intègre les aéroports britanniques BAA et le projet Agility Trains West (4,2 milliards de dollars chacun), Uz-Kor Gas Chemical en Ouzbékistan (3,9), Vier Gas Transport (3,6), Arqiva Senior Finance (3,5), et le contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier (2,5). Les autres projets français étaient cette année beaucoup plus petits, et souvent financés par des banques japonaises et allemandes.

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