Fin d'année morose pour les banques américaines

le 20/10/2011 L'AGEFI Hebdo

Crédit. L’héritage de la crise de 2008 s’éloigne, mais de nouveaux nuages s’amoncellent au-dessus des banques américaines. Au troisième trimestre, les provisions sur créances douteuses ont fondu de 48 % chez Wells Fargo et de 41 % chez Citigroup, qui détient aussi un gros réseau de détail. Ce dernier doit la hausse de 74 % de son résultat net (voir ci-contre) à un gain imposable de 1,9 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) lié à l’écartement de ses spreads de crédit. Cet élément exceptionnel - d’un montant identique chez JPMorgan - illustre l’écartement des CDS (credit default swaps) - le coût d’assurance contre le risque de défaut - des banques américaines, qui conduit à un assèchement de leurs émissions de dette senior. JPMorgan s’est voulu rassurant sur son exposition à la dette souveraine des cinq pays périphériques de la zone euro, où il affiche 15,1 milliards de dollars de créances publiques et privées. Mais toutes ses activités d’investissement et de marchés ont pâti de la crise boursière cet été, et la nouvelle législation sur les cartes de crédit, entrée en vigueur le 1er octobre, pourrait lui faire perdre un milliard de dollars de revenus annuels.

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