Fidal se réorganise pour que sa notoriété reflète son importance

le 15/11/2012 L'AGEFI Hebdo

La nouvelle direction de Fidal va regrouper ses deux entités parisiennes, afin de devenir un cabinet d’avocats d’affaires incontournable en France.

Fidal part à la conquête de la capitale. Le cabinet français d’avocats d’affaires va réunir ses deux entités parisiennes : la direction internationale, située à La Défense, et la direction de Paris, localisée à Neuilly. « Notre objectif est de les regrouper dans un même immeuble, afin d’en faire le plus grand cabinet de la place avec environ 380 avocats à Paris. Le nouvel ensemble aura ainsi une belle force de frappe. Nous voulons devenir incontournables dans la capitale », déclare Régis Lassabe, le nouveau président du directoire de Fidal, entré en fonction le 22 octobre, aux côtés d’Yves de Sevin, nommé directeur général. « Il s’agit ainsi de montrer notre dynamisme et d’améliorer notre visibilité sur la place de Paris », explique le président du directoire de Fidal, dont la notoriété est plus importante en province. « Nous voulons aussi accroître les synergies au sein de notre cabinet grâce à une meilleure organisation », indiquent Régis Lassabe et Yves de Sevin.

La priorité est désormais de trouver de nouveaux locaux parisiens, dans un « immeuble prestigieux », afin que dès 2013, les 220 avocats Fidal de La Défense et les 160 de Neuilly puissent y emménager. Où ? Aucune décision n’aurait encore été prise dans ce domaine, même si cela ne serait a priori pas à La Défense. A peine nommés, Régis Lassabe, qui succède à l’ancien président du directoire, Jean Gousset, parti à la retraite, et Yves de Sevin, qui occupe le nouveau poste de directeur général, mènent cette réorganisation tambours battants. Pour ces deux avocats qui ont effectué toute leur carrière chez Fidal, il s’agit de donner une nouvelle impulsion à un cabinet qui fait pourtant déjà figure de géant dans le secteur, à un moment où la crise économique pèse sur l’activité des avocats d’affaires. Jusqu’à présent très discret, et provincial, Fidal est de loin le plus grand cabinet français de par la taille, avec 1.350 avocats au total, et de par son chiffre d’affaires.

Une forte présence en région

Lors de son exercice 2012, clos en septembre, son chiffre d’affaires a légèrement progressé (+2 %) pour s’élever à 316 millions d’euros. Il a été réalisé à hauteur d’un tiers à Paris et des deux tiers en région. Fidal compte en effet pas moins de 90 bureaux implantés dans tout le pays. « Nous sommes les seuls à être présents dans toute la France, atteste Régis Lassabe. Peut-être parce que Fidal a été créé à Grenoble et que nous sommes l’un des plus anciens cabinets français. » Le cabinet, qui fête ses 90 ans cette année, a ainsi été fondé en 1922. Longtemps lié à KPMG, Fidal s’est séparé du réseau d’audit en 2003, la réglementation ayant imposé une séparation entre l’audit et le conseil.

Implanté sur tout le territoire, le cabinet d’avocats est de fait très présent auprès des PME. « La grosse PME familiale est notre cœur de cible », reconnaît Yves de Sevin. Toutefois, selon lui, le profil des 50.000 sociétés clientes de Fidal est très varié, jusqu’à la grande entreprise. « Nous conseillons 60 % à 70 % des acteurs du CAC 40 », estime-t-il.

Pluridisciplinarité

La nouvelle direction veut continuer à miser sur la proximité et la pluridisciplinarité. « Notre stratégie est basée sur une compétence de proximité, expose Yves de Sevin. Nous voulons offrir la même gamme de services à tous nos clients, dans les 90 villes où nous sommes implantés. Et nous souhaitons être présents dans tous les domaines du droit des affaires, en élargissant notre gamme pour anticiper les besoins du marché. » Au cours des dernières années, Fidal, qui dispose d’une expertise très pointue en matière fiscale, s’est par exemple développé dans le contentieux, le droit de la santé, le capital-investissement, et plus récemment dans le droit de l’environnement. Cette diversité de métiers, ainsi que de clients, permettrait au cabinet de mieux résister à la crise. « Quand le marché des fusions et acquisitions ralentit, d’autres activités prennent le relais », souligne Régis Lassabe.

Enfin, souhaitant devenir incontournable en France, le cabinet veut également continuer de grandir à l’international. Dans le domaine fiscal, il dispose d’un accord de coopération non exclusif avec KPMG Tax International dans 150 pays. Dans le domaine juridique, il possède un bureau à Bruxelles, des filiales en Algérie, en Tunisie et au Vietnam, et a noué des partenariats avec d’autres cabinets. En mars dernier, un accord a ainsi été conclu avec le cabinet d’avocats d’affaires canadien, Miller Thomson. « Nous voulons multiplier ce type d’accords à l’international », déclare Yves de Sevin. Paris serait donc un tremplin.

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