Une faible conscience des risques climatiques

le 20/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Le coût des catastrophes naturelles a approché les 100 milliards de dollars en 2010, selon un bilan établi par Munich Re. Dans ces conditions, difficile pour un établissement financier de ne pas prendre en compte les risques liés au changement climatique. Une banque de financement, une compagnie d’assurances se doit d’évaluer le risque d’un projet qu’elle finance ou qu’elle assure. Pourtant, selon Le Monde, seul un quart des établissements de crédit interrogés par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) disent considérer systématiquement le risque climatique dans le cadre du financement d’un investissement immobilier ou industriel. Ils sont même 56 % des répondants européens à avouer être mal informés des impacts du changement climatique, voire 68 % aux Etats-Unis ou 75 % en Asie. Ces établissements financiers pourraient pourtant, en prenant mieux en considération ces questions, adapter leurs coûts, voire dissuader la réalisation de certains projets risqués.

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