EMISSIONS DES FINANCIERES JPMorgan reste le premier teneur de livres mondial

le 03/05/2012 L'AGEFI Hebdo

Marché en baisse en 2011

Les émissions de dette par des institutions financières (hors obligations sécurisées, covered bonds) ont bien diminué au niveau mondial sur douze mois (au 31 mars), par rapport à la même période de l’année précédente, selon les statistiques de Dealogic. Elles atteignent 1.034 milliards de dollars (-14 %), 1.406 milliards de dollars (-13 %) avec les obligations sécurisées, tandis que le nombre d’émissions (6.188 plus 847 émissions de covered bonds) baissent globalement de 20 %.

En Europe, le nombre d’émissions chute même de 27 % à 3.502 plus 786 émissions de covered bonds. En valeur, les montants émis atteignent 429 milliards de dollars (-33 %) pour les seules émissions classiques, et 739 milliards de dollars (-28 %) avec les covered bonds. Celles-ci constituent la vraie particularité du Vieux Continent et lui permettent malgré tout, avec 310 milliards sur un an, de représenter encore 52 % du marché mondial des émissions financières. Après un fléchissement du marché suite à la crise de l’été 2011, l’intérêt pour ce type d’emprunts a repris fortement début 2012, sur les établissements français et espagnols notamment.

JPMorgan devant Barclays

JPMorgan conserve sa place de premier teneur de livres sur les émissions des institutions financières dans le monde, malgré son rôle modeste au niveau européen (8e), devant Barclays ou Goldman Sachs (en forte progression) selon que l’on prend ou non en compte lescovered bonds. Bank of America, Morgan Stanley, Citi ou BNP Paribas sont aussi bien classées. La banque de la rue d’Antin domine d’ailleurs le marché européen globalement - ainsi que le marché français qui a atteint 127 milliards dont 77 rien que de covered bonds-, même si elle est devancée cette année par HSBC sur les seules émissions non sécurisées européennes. Barclays, Deutsche Bank et UBS sont aussi bien placées. Natixis et Crédit Agricole CB progressent grâce auxcovered bonds, SG CIB reste plus forte (6e) sur les émissions non sécurisées.

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