Les échanges M&A entre la France et l’Asie s’équilibrent

le 30/01/2014 L'AGEFI Hebdo

Dans son observatoire réalisé pour L’Agefi, DC Advisory confirme l’ambition des grands groupes français dans leur expansion asiatique.

Pour ce deuxième observatoire proposé par DC Advisory sur les fusions-acquisitions entre la France et l’Asie, la banque d’affaires a comptabilisé 36 transactions (hors co-entreprises) réalisées en 2013 de l’Asie vers la France (sur 64 depuis 2011) et autant de la France vers l’Asie (sur 109 depuis 2011). « Le rapport de ces échanges continue de s’équilibrer, confirme Alexis Matheron, directeur au bureau parisien de DC Advisory (filiale du groupe Daiwa). Les transactions vers la France ont été deux fois plus importantes en 2013 qu’en 2012, et trois fois plus qu’en 2011. Hormis l’intérêt des Chinois pour nos domaines viticoles, porté par une logique de distribution, on a vu quatre ou cinq opérations significatives comme celles de NTT sur NextiraOne et surtout Arkadin : deux entreprises situées en France, dans les services technologiques, qui représentent des relais intéressants pour des groupes japonais mobilisés par leur internationalisation. » Une logique industrielle similaire à celle des opérateurs chinois dans l’aéronautique : sur les plates-formes de chargement des soutes d'avion Air Marrel, rachetées par CIMC-TianDa, ou sur l’Ecole supérieure des métiers de l'aéronautique, reprise par Hainan Group qui avait repris la compagnie Aigle Azur en 2012.

« En valeur, les opérations réalisées par des entreprises françaises en Asie restent bien plus importantes, et le domaine de quelques ‘serial buyers’ : Publicis (12 ‘deals’ sur 2011-2013), Bureau Veritas (9), Rexel (6), Essilor ou Schneider (5), capables depuis quelques années d’exécuter plusieurs transactions par an sur ce continent tout en assurant l’intégration industrielle. »

Cap sur l’Inde

Une vingtaine de deals ont été réalisés en Inde en 2013 sous l’impulsion de ces grands groupes, alors que dans le même temps, les cibles se font plus rares en Chine. Ceci n’a pas empêché L’Oréal d’y réaliser une OPA symbolique sur Magic Holdings (qui vient de recevoir le feu vert chinois). « La tendance devrait se poursuivre, estime Alexis Matheron : plusieurs industriels nous sollicitent, certains très en amont. »

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