Désintoxication au prix fort

le 08/09/2011 L'AGEFI Hebdo

Autant la crise a donné lieu au constat unanime que les agences de notation jouaient un rôle démesuré dans la finance, autant la voie pour se « désintoxiquer » des notations reste malaisée pour les acteurs, y compris les autorités de régulation. Une avancée pourrait toutefois nous réjouir : la dégradation par Standard & Poor’s de la notation des Etats-Unis, la perte du fameux AAA qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre à la fin de l’été, n’a finalement pas eu l’impact qu’elle aurait dû : les bons du Trésor américains restent à un taux remarquablement bas, les Etats-Unis pouvant par exemple toujours emprunter à moins de 1 % à cinq ans. De quoi attester que la notation n’est plus forcément le critère primordial auquel les investisseurs se soumettraient aveuglément. Dommage toutefois que la faiblesse des taux américains puisse aussi s’expliquer par la faible attraction qu’exercent sur les investisseurs d’autres marchés comme l’immobilier ou les actions, tant la perspective d’une récession paraît l’emporter...

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