Le défaut, moteur de la croissance

le 23/06/2011 L'AGEFI Hebdo

La Grèce n’aurait-elle pas un grand intérêt à se mettre en faillite ? Si certains entrevoient un scénario catastrophe pour le pays - son défaut entraînerait dans sa chute les banques locales principales détentrices de ses obligations nécessitant un refinancement complémentaire au pire moment -, un rappel historique en fait douter. Citant des exemples récents, The Economist observe ainsi que plusieurs pays ont affiché une santé florissante dans les années qui ont suivi leur défaut : ce fut le cas de la Russie, après 1999, mais aussi de l’Argentine (2001), de l’Indonésie (2002) ou de l’Uruguay (2003). En moyenne, la croissance annuelle moyenne des pays ayant fait défaut depuis 1999 dépasse les 4 % dans les cinq années suivantes. Visiblement, ne plus avoir accès aux marchés pendant quelque temps n’est que faiblement pénalisant.

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