Et David devint un géant de la finance…

le 13/09/2012 L'AGEFI Hebdo

1981. La gauche a tranché, la banque Rothschild est nationalisée. Pour David de Rothschild et son frère Edouard, l’opération n’est finalement pas une si mauvaise affaire. L’indemnité versée par l’Etat paraît ridicule ? Elle reflète en fait l’affaiblissement de l’empire de leur père, le baron Guy de Rothschild. Dans Rothschild, une banque au pouvoir (Albin Michel, sortie le 14 septembre), la journaliste Martine Orange retrace les 30 années durant lesquelles David de Rothschild a rebâti le groupe, devenu l’une des plus prestigieuses banques d’affaires de Paris, désormais unifiée avec la branche britannique de la famille. L’auteur décrit l’inventivité des montages de Jacques Getten, cheville ouvrière de la reconstruction de la banque, le jeu de clair-obscur des proches comme Alain Minc, l’exercice de funambule des banquiers impliqués dans les grands deals. Et bien sûr les collusions entre monde politique et économique, sous les gouvernements de droite comme de gauche. En somme, c’est « ‘le capitalisme de la barbichette’, a souvent ironisé l’homme d’affaires belge Albert Frère, qui n’a pas été le dernier à en profiter », écrit Martine Orange.

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