Le coup du parapluie

le 13/10/2011 L'AGEFI Hebdo

Le capitaine n’entend pas couler avec le navire. Quelques heures après le conseil d’administration nocturne qui a entériné le démantèlement de Dexia, Pierre Mariani, le patron du groupe, a sorti la sulfateuse. Ses prédécesseurs ? Entre juillet 2007 et octobre 2008, ils ont acquis 90 milliards d’euros d’obligations, prêté une soixantaine de milliards à des collectivités locales, et accordé 55 milliards de lignes de liquidités en dollars. Christine Lagarde, alors locataire de Bercy ? Coupable d’avoir contraint la banque à garder mi-2010 ses titres grecs, avant d’appeler un an plus tard à la recapitalisation du secteur. Quant aux Etats, ils ont renfloué Dexia en octobre 2008 à un prix (9,9 euros par action) qui ne correspondait pas à la valeur de la banque. « J’assume », a conclu le dirigeant français, très combatif malgré les nuits blanches passées au chevet

de Dexia.

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