CHANGE Deutsche Bank reste rivée à la première place

le 19/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Deutsche Bank largement en tête

La banque allemande remporte le classement général des intermédiaires en change pour la septième année consécutive. Elle est notamment en tête en Europe et en Asie. Etabli par Euromoney, ce classement se fonde sur l’appréciation par les clients de leurs prestataires de services, l’enquête recueillant 13.000 réponses cette année contre 6.000 il y a cinq ans, preuve de la croissance importante des opérations de change. On note la grande stabilité des classements - avec UBS et Barclays Capital, aux mêmes places depuis deux ans. La concentration des acteurs est forte. Les trois premiers captent 37 % des parts de marché cette année (40 % l’an dernier) et Deutsche Bank détient une part de marché de plus de la moitié supérieure au numéro deux.

Mais la tendance forte du marché consiste assurément dans la montée des transactions conclues via un système électronique. « Le ‘trading’ électronique représente 56 % des volumes et son développement est irréversible, indique Valérie Pérez, responsable de l’activité change chez Deutsche Bank Paris. Notre position en tête de classement s’explique ainsi par nos investissements précoces et continus dans la technologie, notre plate-forme Autobahn étant particulièrement compétitive grâce à de constantes innovations. Nous participons aussi, toutefois, à plusieurs plates-formes multicontributeurs comme FXAll et 360T. » Celles-ci ont tendance à gagner en importance, comme tendrait à le montrer la légère érosion des parts de marché des trois premiers acteurs, Deutsche Bank ayant vu la sienne passer de 18,1 % à 15,6 % l’an dernier.

Citi sur les « corporates »

Sur le segment des opérations avec les entreprises, Citi (dont la part de marché globale passe de 7,7 % à 8,9 %) arrive en tête comme l’an dernier, devant HSBC. Les banques françaises, BNP Paribas (5e) et Société Générale (7e), se maintiennent dans les premières places, faisant mieux ici que dans le reste des classements. Or il s’agit, avec les entreprises, de traiter des opérations souvent à plus long terme qu’avec les investisseurs financiers, et où les aspects post-tradecomme le reportingréclament un service approfondi.

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