Change Deutsche Bank confirme sa prééminence

le 07/06/2012 L'AGEFI Hebdo

Stabilité des positions

Pour la huitième année consécutive, Deutsche Bank occupe la première place du classement Euromoney sur les opérations de change dans le monde. Dans l’ensemble, la stabilité des positions des acteurs domine. Avec une part de marché de plus de 14 %, la banque remporte le classement mondial global, lequel se cale largement sur les opérations au comptant (spot) et de change à terme (forward). La banque s’octroie également la place de leader sur l’activité de swapsdevises qu’elle ravit à UBS, numéro deux. Les grandes banques françaises, BNP Paribas (9e), Société Générale (11e) et Crédit Agricole (14e), obtiennent des positions plus favorables sur les swaps que dans le classement général. Si l’on considère par ailleurs les classements par zones géographiques, les dix premiers acteurs sont largement les mêmes sur les zones Europe occidentale et Etats-Unis, BNP Paribas et Goldman Sachs apparaissant toutefois uniquement dans le Top 10 de leur continent d’origine. En Asie, Deutsche Bank renforce encore son rôle avec une part de marché de près de 21 %.

Capital technologique

Pour conserver son avance, la banque allemande soutient son effort d’investissement. « Notre plate-forme Autobahn fait l’objet d’innovations électroniques constantes, assure Valérie Perez, responsable du change pour la France, le Benelux et la Suisse. Un développement en cours va nous permettre d’augmenter les volumes jusqu’à atteindre à fin 2013, à 1.000 milliards de dollars par semaine. » Le fait est que les flux d’opérations passent de plus en plus par des plate-formes. « 70 % environ des transactions sont traitées par elles au total, poursuit Valérie Perez.Notre outil est capable de traiter davantage de produits optionnels, comme des options à barrières, des ‘strips’ d’options..., Autobahn est avant tout un outil efficace d’exécution des transactions de flux, qui constituent la majeure partie de ce marché. » Un réseau de présences locales n’en est pas moins utile, notamment sur des devises émergentes comme le renminbi où les procédures onshoresont plus faciles. Compte tenu des moyens humains et techniques à mettre en œuvre, la concentration du marché s’accélère, avec plus de 50 % des parts de marché détenues par les cinq premières banques et 78 % par les dix premières.

Une volatilité moins chère

Le recours au change a eu tendance à s’intensifier ces derniers temps, du fait de la volatilité accrue des cours depuis 2008. « La corrélation entre les marchés actions et le couple euro-dollar est toujours forte, de l’ordre de 70 %, si bien que nombre d’acteurs couvrent leur risque actions, obligations ou ALM (‘asset-liability management’) via des positions sur le change », ajoute Valérie Pérez.

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