L'avis de... Olivier Chaduteau, associé-gérant du cabinet Day One

« Certains Américains ont très bien géré la période de crise »

le 26/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Quel intérêt Paris représente-t-il pour les cabinets anglo-saxons ?

Pour conquérir l’Europe continentale, mieux vaut être en France qu’en Grande-Bretagne. Le pays étant très centralisé, ouvrir un bureau à Paris suffit lorsqu’il faut en compter trois ou quatre en Allemagne. En outre, la France dispose de très beaux groupes internationaux, mais aussi d’entreprises de taille intermédiaire dynamiques. Les cabinets y préparent la reprise, de nombreux avocats étant mobilisés par des due diligence, préalables à d’éventuelles fusions-acquisitions.

Les recrutements sont-ils immédiatement payants ?

Un associé arrive souvent avec au moins 80 % de son portefeuille de clients, mais les cabinets doivent prévoir environ six mois de besoin en fond de roulement (BFR). Certains Américains ont particulièrement bien géré la période de crise au niveau mondial et peuvent aujourd’hui s’estimer prêts pour la reprise.

Les structures jeunes embauchent aussi…

Au premier trimestre, un associé sur trois a rejoint un cabinet de moins de dix-huit mois. Ce genre de structure bénéficie d’une bonne lisibilité par le marché et des avantages de sa spécialisation en termes d’investissements. Lors de sa création, son BFR est plutôt d’un an, mais il peut compter, jusqu’à un certain point, sur une croissance à deux chiffres de son activité. Reste à savoir combien de cabinets de ce genre seront encore là dans cinq ans.

Des fusions sont-elles envisageables ?

Il faut que les cultures s’accordent. Des projets communs, un sentiment d’appartenance, la fierté d’un développement en commun permettent de retenir les associés. Pour le rapprochement de deux grandes structures, un accompagnement externe est nécessaire.

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