Le casse-tête des rémunérations

le 08/03/2012 L'AGEFI Hebdo

Banquiers et traders font les frais de la crise. A la réduction drastique des effectifs s’ajoute celle des rémunérations variables. Les banques de financement et d’investissement (BFI) ont annoncé depuis le début de l’année des baisses comprises entre 15 % chez Deutsche Bank (photo) - avec un plafond de 200.000 euros versés cette année - et 58 % chez Royal bank of Scotland. La part payée en numéraire a encore rétréci. Elle représente 25 % de l’enveloppe totale de Barclays Capital, contre 50 % l’an dernier. A Wall Street, les bonus en cash ont reculé de 14 % et atteint leur plus bas niveau depuis 2008, selon le contrôleur de l’Etat de New York, avec un bonus moyen de 121.000 dollars. Surprise, la rémunération totale a en revanche progressé de 16 % en raison de la réévaluation des salaires fixes. Ce moyen de compenser le recul des bonus après 2008 et les règles du G20 imposant un paiement différé sur plusieurs années pèse sur les charges des BFI. Après la suppression de 4.300 postes à Wall Street entre avril et décembre, l’autorité new-yorkaise s’attend à 10.000 destructions supplémentaires d’ici à fin décembre.

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