Un casse-tête pour les banques anglo-saxonnes

le 06/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Pour les banques anglaises, américaines (basées en Europe) et suisses, qui avaient pour coutume de distribuer de généreux bonus, l’application des règles du CEBS (Comité européen des superviseurs bancaires, désormais European Banking Authority - EBA) ne sera pas simple. Ces établissements vont se trouver face à un problème nouveau : le déséquilibre de leurs grilles de rémunérations à l’échelle mondiale, avec des opérateurs basés dans les places financières européennes aux salaires fixes très élevés pour compenser la baisse des bonus, et d’autres situés en dehors d’Europe qui pourront toujours toucher des parts variables importantes. Aux Etats-Unis, les normes du CEBS ne seront pas appliquées mais les autorités de régulation (la Réserve fédérale et la Securities and Exchange Commission

- SEC) réfléchissent à de nouveaux modèles de rémunérations afin d’accroître la part différée des bonus. A Wall Street, Goldman Sachs a déjà réagi : dans un document transmis fin décembre à la SEC, la banque présente une nouvelle structure de rémunération variable pour ses « employés clés », basée sur ses performances financières à long terme. Les bonus pourront être versés en numéraire, mais aussi en actions ou autres titres Goldman Sachs.

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