BROKERS Deutsche Bank, leader sur le trading de crédit

le 10/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Les acteurs historiques dominent

Le classement d’Euromoney relatif aux contreparties sur le marché secondaire d’émissions obligataires, le premier du genre mené auprès de 600 investisseurs entre les mois d’avril 2010 et d’avril 2011, fait apparaître Deutsche Bank, Barclays Capital et JPMorgan comme les leaders du marché. Dans l’ensemble, ces acteurs historiques de la dette dominent largement, avec 60 % du montant des transactions sur les institutions financières investment gradeet 53 % pour les obligations à haut rendement. Plus précisément, Deutsche Bank se positionne au premier rang dans la catégorie des émissions d’entreprises investment grade(qualité de crédit supérieure à BB+), mais également sur les CDS (credit default swaps) et la titrisation.

Côté corporates non financières, l’établissement allemand affiche une part de marché de 17,35 % devant Bank of America-Merrill Lynch qui pèse 13,50 % des échanges et JPMorgan qui clôt le trio de tête avec une part de marché de 12,73 %. En revanche, Barclays Capital décroche la première place du classement obligations haut rendement devant JPMorgan, tandis que Deutsche Bank s’octroie la dernière marche du podium.

Les Françaises bien placées en Europe

Cependant, les banques françaises ne sont pas en reste, même si elles sont moins bien classées. BNP Paribas occupe ainsi la 4eplace du tableau obligations d’entreprises investment grade avec 10,50 % des échanges de titres tandis que Société Générale se place à la 9eplace avec une part de marché de 4,27 %. On retrouve également les deux français en 4eet 6epositions concernant l’échange de papiers d’institutions financières. Selon Euromoney, les banques françaises sont désormais des acteurs actifs en Europe : les investisseurs européens désignent d’ailleurs BNP Paribas comme la plus importante contrepartie sur le marché secondaire des papiers investment grade.

En revanche, en dépit d’investissements significatifs ces dernières années, les établissements français sont à la peine aux Etats-Unis ou en Asie.

Deutsche Bank, numéro un sur les CDS

Du côté des dérivés de crédit (CDS individuels), Deutsche Bank et Barclays Capital, acteurs historiques, s’arrogent sans surprise le haut du tableau (avec respectivement 27,15 % et 21,48 % des volumes traités). Un classement que l’on retrouve également pour le marché secondaire des ABS (asset-backed securities) et de la titrisation. L’établissement allemand indique à ce sujet « ne pas avoir réduit la voilure sur ce marché, malgré sa quasi-paralysie à partir de 2008 ». Aujourd’hui, le marché est rouvert et selon les déclarations faites par les 600 institutionnels auprès d’Euromoney, Deutsche Bank traite 28,26 % des échanges.

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