BOURSES New York reste de loin la plus grande place mondiale

le 01/12/2011 L'AGEFI Hebdo

Prééminence des marchés anglo-saxons

Ils occupent les premières places du classement général des places boursières, en volumes de transactions, si l’on excepte celle de Hong Kong qui garde la deuxième place mais avec des volumes équivalant à peine au tiers du numéro un new-yorkais. De fait, la plus grosse introduction (IPO) en Bourse de l’année, celle de Glencore en mai pour quelque 10 milliards de dollars, s’est effectuée à la fois sur les places de Hong Kong et de Londres. Ainsi, le poids de plus en plus important des opérations sur actions dans les pays à forte croissance, même s’il atteint désormais entre 35 % et 45 % des volumes mondiaux, n’a pas renversé la situation. De fait, après avoir fait montre d’un dynamisme très vif début 2011, les places asiatiques ont été plus à la peine sur les introductions en Bourse dans les mois suivants, emboîtant le pas de leurs concurrentes occidentales. Comme celles-ci, elles ont vu des opérations tourner court dans un environnement plus frileux. L’essentiel des opérations de l’année se concentre ainsi au premier semestre pour toutes les places. En Europe, la place de Paris maintient ses positions, juste derrière Francfort.

Le secteur financier a représenté le plus gros pourvoyeur d’opérations, avec notamment l’augmentation de capital de 8,7 milliards de dollars d’AIG, celle de Metlife pour 6,4 milliards à New York, ou encore celle à 4 milliards de China Citic à Hong Kong et Shanghai. De même, le secteur a alimenté le flux des IPO, avec notamment l’introduction à Londres de Vallares Plc, un Spac (special purpose acquisition company) dédié à l’énergie, pour l’équivalent de 2,1 milliards de dollars en juin, après celle de Justice Holdings pour 1,4 milliard en février.

Hong Kong, numéro un sur les introductions étrangères

Les opérations de ce type enregistrées par la place chinoise représentent le double, en montants, de celles de Londres, numéro deux, avec pas moins de 105 transactions. Opération emblématique d’un marché devenu plus difficile, Prada s’est introduit le 24 juin à Hong Kong, confirmant l’enthousiasme des investisseurs asiatiques pour les valeurs du luxe mais subissant en même temps une défiance accrue face à des primes jugées trop élevées. Le placement n’a pas été souscrit en totalité. La Chine continentale continue de se montrer peu ouverte aux entreprises internationales et aux intermédiaires financiers étrangers, du fait d’obstacles réglementaires, de même que Tokyo. Paris n’a accueilli qu’une seule société étrangère cette année, l’ukrainienne AgroGeneration. Indépendamment de la nationalité des places, on note une attraction des marchés en fonction des secteurs d’activité des entreprises : le leader internet chinois Renren a ainsi réalisé son IPO aux Etats-Unis.

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