A l'amende

le 13/09/2012 L'AGEFI Hebdo

Dans le scandale du Libor, je demande une autre banque britannique. Après Barclays, RBS, dont l’Etat détient 82 % du capital, devrait écoper d’une amende comprise entre 200 et 300 millions de livres. L’affaire de la manipulation du Libor a valu à Barclays une sanction record de 290 millions de livres et coûté la tête de son directeur général, Bob Diamond, et celle de son président Marcus Agius. En Europe, Deutsche Bank a reconnu que certains de ses traders étaient impliqués dans ces manipulations. Aux Etats-Unis, sept banques (Barclays, Citigroup, Deutsche Bank, HSBC, JPMorgan Chase, RBS et UBS) ont été citées à comparaître. Plusieurs sociétés de gestion (BlackRock, Fidelity et Vanguard) s'efforcent de déterminer si leurs clients ont été victimes de la manipulation du Libor et réfléchissent à lancer des poursuites pour leur compte. Dans une étude de juillet, les analystes de Morgan Stanley estimaient à 14 milliards de dollars le coût potentiel pour onze banques. « Il est toutefois difficile de déterminer avec exactitude les conséquences d’une telle manipulation, vu le large spectre d’instruments et de produits financiers indexés sur le Libor, et vu que dans cette histoire il y a à la fois des investisseurs qui en ont profité et d’autres qui en ont pâti », souligne Rhodri Preece, au CFA Institute.

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