Natixis, l’incomprise des investisseurs

le 18/11/2010 L'AGEFI Hebdo

Pondérés. La banque de gros du groupe BPCE a confirmé ses prévisions de revenus pour 2010, s’est montrée confiante pour ses activités de marché au quatrième trimestre et même pour ses objectifs à moyen terme. Interrogé par L’Agefi Hebdo, Laurent Mignon, directeur général de Natixis, se montre ainsi positif : « Bâle III n’impacte pas nos objectifs 2012. Nos plans internes de développement nous permettront d’y faire face le moment venu. Cela ne sert à rien d’augmenter le capital au-delà du nécessaire. » Pourtant, au lendemain de la publication des trimestriels, le titre a chuté en Bourse. Certes, des éléments exceptionnels tels que la charge liée à l’évolution de sa dette (40 millions d’euros) dégradent le résultat de Natixis, mais le marché attendait mieux. Et peut s’interroger sur le relief flatteur qu’offre la réduction des actifs pondérés, qui va se poursuivre sur les crédits « vanille », sur le ratio de solvabilité ou la comptabilisation des certificats coopératifs d’investissement des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires pour le passage à Bâle III. Plus fondamentalement, l’évolution des revenus de ces réseaux n’est pas brillante.

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