Le MREL risque de creuser les déficits des banques européennes

le 15/06/2016

Un rapport de juin 2016 de Natixis pointe du doigt le risque de déficit lié aux MREL contrairement aux TLAC.

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Les banques européennes risquent d'être confrontées à un déficit dû au ratio des exigences minimales de fonds propres et passifs exigibles (MREL), souligne  un rapport publié le 10 juin 2016 par Natixis et intitulé « Scenarios autour du MREL : quel est le déficit ? ». La banque de financement chiffre à un minimum de 402 milliards d’euros les risques pour un échantillon de 18 grandes banques européennes parmi lesquelles SocGen, Crédit Agricole ou BNP Paribas.

Si le concept de total loss absorbing capacity (TLAC) et celui de MREL ont le même but consistant à absorber les pertes des banques en difficulté, « les déficits (dûs aux MREL : ndlr) sont considérables et, plus importants que ceux liés aux TLAC », précise Natixis.

La méthode de Natixis utilisée pour parvenir aux scenarios consiste à « ajouter les deux matelas de capital du pilier 1 et du pilier 2 en les multipliant par deux et y incorporer les coussins combinés ». 

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