Le marché des sukuk pâtit de la désaffection de la Malaisie

le 05/08/2015

Télécharger le document

Le retrait, en tant qu’émetteur, de la banque centrale malaisienne porte un coup dur au marché des sukuk, l’équivalent des obligations dans la finance islamique. Ce sont ainsi près de la moitié des émissions qui auraient dû avoir lieu en 2015 qui ne se feront pas selon une étude de Standard and Poor’s publiée le 7 juillet.

Malgré cela, les auteurs remarquent que le reste des émetteurs ont mis sur le marché pro ou prou une quantité équivalente d’obligations islamiques par rapport à la même période en 2014, soit environ 50 milliards de dollars. Les trois quarts des émissions proviennent  de gouvernements ou d’entités publiques situés exclusivement au Moyen-Orient ou en Asie. Les auteurs notent à ce propos qu’il n’y a eu aucun nouveau contributeur sur le marché pendant le premier semestre 2015 malgré le fait que de nombreux pays, particulièrement en Afrique et en Asie, ont manifesté l’intérêt d’émettre des sukuk. Cependant de nouvelles nationalités sont entrées sur le marché en tant qu’acquéreurs.

Le reste des émissions provient en grande majorité de banques islamiques. Ces tendances devraient se poursuivre sur le reste de l’année 2015 selon les auteurs mais 2016 pourrait être un tournant. Si le pétrole continue d’être aussi bas alors que les pays du Golfe ont maintenu leurs niveaux de dépenses, qu’ils ont financées jusqu’à présent en puisant dans leurs réserves de capitaux, le montant des émissions pourra donc augmenter sensiblement à moyen terme.

Source :
Standard & Poor's
Langue :
Royaume Uni
Pages :
8

A lire aussi