Tracfin suspecte le crédit conso et le crowdfunding

le 03/07/2015

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Le service français de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, Tracfin, se dit très attentif aux risques auxquels peuvent être liés non seulement les paiements et retraits en espèces dont l'encadrement vient d'être renforcé, mais aussi les crédits à la consommation, le financement participatif et les monnaies virtuelles.

«Jusqu'à une date récente [...], le crédit à la consommation nous paraissait [...] une opération à faible risque parce que les montants étaient relativement limités», a expliqué hier Jean-Baptiste Carpentier, directeur de Tracfin, lors de la présentation de son rapport annuel sur les risques de blanchiment et de financement du terrorisme. Alors que les auteurs des attentats perpétrés en janvier à Paris s'étaient notamment financés grâce à des crédits renouvelables, Tracfin demande aujourd'hui aux distributeurs de ces crédits, susceptibles de transmettre au service de Bercy des déclarations de soupçons, d'être plus vigilants.

Tracfin, qui a été associé à la mise en place du cadre juridique applicable aux acteurs du financement participatif, entré en vigueur l'année dernière, reste aussi vigilant vis-à-vis des risques liés à ce type de collecte. Jean-Baptiste Carpentier explique que de nombreux pays sont sensibles à la question des risques liés au financement participatif.

Tracfin surveille enfin les monnaies virtuelles, alors que le service a connu en 2014 une «nette augmentation» des déclarations de soupçon des professionnels en lien avec ces monnaies.

Source :
Ministère de l'Economie (Bercy)
Langue :
France
Pages :
62

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