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Tous ensemble pour soutenir le développement durable

Société Générale
le 11/01/2018

Tous ensemble pour soutenir le développement durable

Après une grande première couronnée de succès l’année dernière, Société Générale, qui est un fer de lance du concept « Finance durable et à impact positif», a réuni des leaders ESG* de la finance internationale à Paris le 9 novembre pour discuter des enjeux et des besoins liés au changement climatique, la finance étant un élément clé de cette évolution.

Parmi les participants les plus notables se trouvaient Careen Abb, directrice du Programme de la Finance à Impact Positif au sein des Nations Unies, et Philippe Le Houérou, directeur général de la Société financière internationale (Groupe de la Banque mondiale).

Le discours d’honneur a été prononcé par Jacques Attali, érudit, philanthrope et sage culturel dont la biographie ne saurait être facilement résumée : auteur de plus de 50 ouvrages, il est l’homme ayant modelé la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement, et est le fondateur de Positive Planet, une institution de micro-finance ayant aidé plus de dix millions d’entrepreneurs dans 40 pays.

Avec beaucoup d’émotion, Jacques Attali a parlé des nombreuses façons dont les initiatives ESG peuvent aider les populations, notamment par le biais de la micro-finance : « pour les personnes vulnérables, la façon de progresser n’est pas de dépendre de la charité », a-t-il déclaré, « mais de commencer leur propre entreprise ».

Il s’est montré particulièrement exigeant à l’égard du secteur, notamment en rapport avec le prix du dioxyde de carbone. Les crédits carbone sont achetés et vendus par le biais du système d’échange de quotas d’émissions de l’UE. Les sociétés industrielles doivent remettre un certificat pour chaque tonne de CO₂ qu’elles émettent. Le prix fixé est bas et Jacques Attali estime qu’il est grand temps de le revoir à la hausse : « des négociations sur les prix sont en cours à Bruxelles », signale-t-il. « Il est d’environ 7 € par tonne. Il devrait être de 100 €. Le minimum pour être efficace devrait être 40 €. L’ONU devrait axer son travail sur ce domaine. »

Careen Abb, des Nations Unies, a parlé de la nécessité de conjuguer les efforts de nombreuses parties. « Au risque de paraître galvaudée », a-t-elle déclaré, « je dois rappeler que la difficulté du développement durable est de réussir l’intégration de nombreux enjeux financiers, sociaux et développementaux. De ce fait, pour résoudre un problème, il faut tenir compte de tous les autres. »

Elle a souligné l’importance pour les gouvernements d’aller à la rencontre des acteurs financiers plus tôt, lors des phases de conception des solutions, pour que les fonds publics soient affectés à des projets où ils sont absolument nécéssaires. Il est possible de résoudre certains problèmes en faisant preuve d’innovation : « lorsqu’on se penche sur le « gap » de financement, nous devrions peut-être moins dépendre des garanties de contrepartie et davantage de leurs flux ».

Cet appel a été appuyé par Didier Valet, directeur général délégué de Société Générale, qui a souligné que « nous devons rallier banques, investisseurs privés, gouvernements et organisations supranationales pour accélérer la transition vers le développement durable».

La conférence a permis aux participants de mieux connaître les critères d’investissement utilisés par des établissements de premier plan. Willem Littel, Senior Manager Capital Markets Funding chez BNG, a expliqué que son organisation émet des titres obligataires durables à l’aide d’un système qui, à son avis, est le plus complet : « il ne s’agit pas d’obligations vertes ni d’obligations sociales, mais nous utilisons la méthodologie des trois P [personnes, prospérité, planète] pour émettre ces obligations durable. Nous utilisons la structure mise en place par Telos, qui est le centre pour le développement durable de l’université de Tilbourg. Nous mesurons plus de 100 indicateurs quantitatifs d’institutions officielles et nous classons nos clients en conséquence. »

La conférence a également abordé la manière dont la prise en compte des facteurs ESG transforme le secteur de gestion d’actifs ainsi que les questions de gouvernance pour les actionnaires.

Le consensus est que la finance à impact positif et durable a besoin de davantage de rendez-vous tels que celui-ci. Pour reprendre les termes employés par Careen Abb, des Nations Unies, « le simple fait que la conférence se nomme Finance durable et à impact positif est un message important. Ces conférences permettent à grand nombre d’acteurs des marchés financiers de savoir comment évoluent les choses et quelles sont les prochaines étapes. C’est très positif. »

Elle a ajouté que Société Générale devrait être reconnue pour sa contribution. « Société Générale joue un rôle de premier plan. Elle participe au groupe de pilotage de l’Initiative Finance à Impact Positif et a fait preuve plus largement d’un grand leadership. Elle a émis des bonds et des notes intégrant les principes d’impact positif, c’est un exemple de ce à quoi les banques devraient réfléchir. Les banques ont un rôle crucial à jouer. »

*ESG = Environnement, Social, Gouvernance

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