Aux Etats Unis la justice multiplie les poursuites dans l'affaire du Libor

le 16/08/2012

JPMorgan Chase, Deutsche Bank et Barclays figurent parmi les banques ayant récemment reçu une assignation dans le cadre d'une enquête des Etats du Connecticut et de New York, après Royal Bank of Scotland, HSBC Holdings, UBS et Citigroup ces dernières semaines.

Aux Etats Unis la justice multiplie les poursuites dans l'affaire du Libor

JPMorgan Chase, Deutsche Bank et Barclays figurent

parmi les banques ayant récemment reçu une assignation dans le cadre d'une

enquête commune des Etats du Connecticut et de New York sur une manipulation

présumée du Libor, a révélé mercredi une source proche du dossier cité par

Reuters.

Ces dernières semaines, des

assignations ont également été envoyées à Royal Bank of Scotland et à HSBC

Holdings , qui ont fait suite à celles adressées à UBS et Citigroup. Les deux

Etats recherchent notamment toute communication entre dirigeants des banques

qui pourrait laisser soupçonner une entente illicite ou tout autre comportement

qui apporteraient les preuves de cette manipulation présumée du Libor. Depuis

des mois, les procureurs généraux de New York, Eric Schneiderman, et celui du  Connecticut, George Jepsen, mènent l’enquête dirigée

vers plusieurs banques. Leurs porte-parole se sont refusé à tout commentaire.

Dans le monde, les autorités compétentes mènent

également des enquêtes.

Plusieurs banques ont reconnu

qu'elles avaient reçu des demandes d'information de plusieurs organismes. En

juin Barclays s'est vu imposer une amende de 450 millions de dollars par les

autorités américaines et britanniques dans cette affaire.

Le Libor (London interbank offered rate), est l’un

des principaux taux de reference sur le marché interbancaire. Il est calculé par

un panel de banques grace à leurs estimations du coût auquel elles se refinancent

entre elles. Le Libor est le diapason  de

nombre d’activités de prêt y compris immobiliers, prêts étudiants notamment.

Pour le régulateur britannique,

la FSA (Financial Services Authority), le verdict est sans appel. Le Libor ne

joue plus son rôle et doit être changé ou remplacé, a fait savoir Martin

Wheatley, le directeur de la FSA, qui a dévoilé vendredi ses premières

recommandations en vue d'une réforme du système. L'encadrement des autres taux

de référence pour toutes les classes d'actifs allant du pétrole à l'or en

passant par les actions pourrait aussi être durci.

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