En plein démantèlement, Dexia continue de creuser ses pertes

le 03/08/2012

Le groupe financier franco-belge a enregistré une perte nette de 1,2 milliard d'euros sur les six premiers mois de 2012 en raison du regain de tensions sur la dette souveraine des Etats d'Europe du Sud et des charges liées aux cessions d'actifs.

En plein démantèlement, Dexia continue de creuser ses pertes

Dexia a creusé ses pertes au

deuxième trimestre en raison du regain de tensions sur la dette souveraine des

Etats d'Europe du Sud et des charges liées aux cessions d'actifs. Le renouvellement

de son équipe dirigeante a par ailleurs été confirmé.

Le groupe

financier franco-belge, acculé au démantèlement à l'automne dernier, a

enregistré une perte nette de 1,2 milliard d'euros sur les six premiers mois de

2012.

Sur le seul

deuxième trimestre, la perte de Dexia s'élève à 735 millions d'euros après

celle de 431 millions du premier trimestre.

Comme prévu, sous

la pression de ses actionnaires belges, la banque a procédé à un remaniement de

son état-major avec le départ du tandem composé de Jean-Luc Dehaene et Pierre

Mariani, tous deux propulsés à la tête de Dexia en octobre 2008 lors du premier

sauvetage de l'établissement après la faillite de Lehman Brothers.

Le Belge Karel de

Boeck succède ainsi à Pierre Mariani comme directeur général du groupe et prend

les commandes opérationnelles de l'ancien leader mondial du financement des

collectivités locales. Jean-Luc Dehaene cède quant à lui son siège de président

de Dexia à Robert de Metz.

La banque a

également indiqué que les discussions avec la Commission européenne et les

Etats belge, français et luxembourgeois se poursuivaient sur le montant des

garanties destinées à couvrir ses besoins de financement et sur la rémunération

de ces garanties. Ces garanties, qui sont partie intégrante du plan de

démantèlement signé fin 2011, font toujours l'objet d'âpres discussions. Les

autorités belges, qui doivent en apporter 60,5%, veulent en renégocier la

répartition entre les différents Etats.

Pour le gouvernement français, la

partie est tout aussi serrée. S'il s'agit de ne pas alourdir la contribution de

l'Etat français au renflouement de Dexia. Avec une part de 36,5% des garanties

publiques accordées à la banque, les actionnaires français de Dexia n’échapperont

pas à des concessions pour obtenir le feu vert de la Commission européenne à

son démantèlement. L’aval de Bruxelles est une condition sine qua non pour

permettre en France de créer la nouvelle banque de financement des collectivités

qui sera détenue par la Caisse des dépôts et la Banque postale.

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