Les pistes pour résoudre le problème des banques "too big too fail"

Les pistes pour résoudre le problème des banques  "too big too fail"
  • Source Finance Watch
  • Date juin 2012
  • Langue Anglaise
  • Pages 18
 
 
Imprimer cet article
Rétrécir le texte
Agrandir le texte

La question de la réforme des banques en Europe se pose en raison de la situation de hasard moral créée par l'existence de banques trop importantes pour faire faillite (too big too fail), avec deux conséquences principale. La première est qu'il met les contribuables en première ligne pour payer le sauvetage de banques en faillite, parfaite illustration du principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des bénéfices. La deuxième est qu'il présente l'inconvénient de dénaturer les activités des banques en les éloignant du financement productif, c'est à dire en diminuant  leur propension à satisfaire les besoins de l'économie réelle.
 

Le fait que beaucoup de banques soient considérées
comme "too  big to fail” se traduit de deux manières: premièrement, le marché leur permet de prendre plus de risques qu'elles seraient autorisées à prendre sans cet étiquetage. Deuxièmement, les grandes banques profitent d'un refinancement bonifié sur les marchés car leurs créanciers sont disposés à leur prêter  à des taux significativement inférieurs à ceux auxquels ils leur prêteraient en l'absence de cette garantie implicite de l'Etat que leur procure le statut "too big too fail".

 
Trois méthodologies ont été utilisées pour quantifier la bonification du refinancement due à ce statut:  Kou (2004) a choisi la réflexion de Merton fondée sur la théorie de l'évalutation des entreprises, Baker et et McArthur (Center for Economic and Policy  Research, 2009) ont comparé le coût de refinancement entre les banques américaines dotées de 100 milliards de dollars d'actifs et plus, et celles dont le bilan est inférieur à 100 milliards de dollars; Andy Haldane (Bank of England, 2010 and 2011) en ligne avec "new economics foundation" (2011) a emprunté la methodologe fondée sur la différence entre  les notations des banques sans le bénéfice du soutien de l'Etat puis en prenant en compte ce soutien. La Banque des réglements internationaux (Bri) et le Fonds monétaire international (FMI) ont adopté cette voie.

Le site de Finance Watch

Réagir à cette étude

 
Merci de vous identifier ou de vous inscrire pour réagir à cet article.

0 réaction(s)
 
 

Inscrivez-vous

Pour découvrir gratuitement L'AGEFI Quotidien, WikiFinance, les panels interactifs et notre espace communautaire sur www.agefi.fr

Déja inscrit(e) ou abonné(e) ? Identifiez-vous

 
 
 
 
 
Partenaires
 

Communautés

Derniers membres enregistrés