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Les formations en finance gardent la cote

Les formations en finance gardent la cote

Après la crise financière de 2007-2008, puis le Brexit, les formations en finance auraient pu perdre de leur lustre auprès des étudiants soucieux des débouchés professionnels. Or il n'en est rien. 

En France, le Brexit pourrait même avoir des répercussions favorables sur les formations en finance, déjà bien positionnées dans les classements mondiaux. A l’Essec, le master in finance a vu ses candidatures bondir en 2016 : 350 postulants ont tenté de pousser les portes de l’école de management, contre 230 l’année précédente. Skema Business School a également constaté un « boom » des candidatures. A l’Ecole polytechnique, vivier historique de jeunes talents pour les salles de marché, le master 2 Probabilité et finances a reçu « plusieurs centaines de candidatures ».

Pour l’insertion professionnelle de leurs apprentis financiers, les responsables pédagogiques des promotions 2016-2017 ne sont pas inquiets des effets du Brexit sur les politiques de recrutements des institutions financières. Londres reste la place financière privilégiée pour un premier emploi, mais Hong Kong, Singapour ou encore Dubai ouvrent leurs portes.

Depuis la crise, les écoles et universités ont pris en compte les évolutions et adapté les matières enseignées : cours d'éthique et de déontologie des marchés financiers ; contrôle des risques, d'audit interne...  Aujourd'hui, il s'agit d'ancrer l'enseignement dans l'économie réelle. Autre phénomène confirmé, l'internationalisation des études, que ce soit au niveau du contenu comme de l'expérience, est primordiale.