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Les bonus à l'index

Les bonus à l'index

En Europe, la nouvelle régulation encadrant les bonus produit des résultats surprenant.  En France, par exemple, les bonus attribués en 2016  au titre de l'année 2015 par plusieurs banques, BNP Paribas (BNPP) et Société Générale en tête, ont fait un bond alors que parallèlement les deux groupes ont annoncé des suppressions de postes dans leurs activités de banque de financement et d’investissement (BFI) (lire notre enquête dans l'édition du 28 avril 2016 de l'Agefi Hebdo). 

Les mesures prises par Bruxelles ne sont pourtant pas si anciennes. Le 1er janvier 2015, le plafonnement du salaire variable est entré en vigueur sur le territoire européen, dans le sillage de plusieurs dispositions imposant notamment le versement de la rémunération variable sur plusieurs années et sous conditions de performances.

Mais le 29 février 2016, la Prudential Regulation Authority (PRA) et la Financial Conduct Authority (FCA) ont notifié à l’EBA qu’elles n’appliqueraient pas aux institutions financières de petite taille le plafonnement des bonus prévu par la directive CRD 4. Bruxelles devait revoir sa copie sur ce point, également défendu par d’autres pays comme la France, l’Irlande, le Luxembourg ou encore les Pays-Bas.

La crise financière de 2007 avait pourtant mis les bonus des banquiers sur la sellette. Accusés d'encourager la prise de risque et le profit à court terme, ils ont été un des principaux sujets lors des premiers sommets du G20 et ont donné lieu à des initiatives parlementaires, dans le cadre de la mise en oeuvre  des accords de Bâle III au niveau européen, via la directive CRD IV.

L’Agefi Hebdo consacre une enquête annuelle à la question des Bonus en France. Elles peut être consultée en ligne dans notre rubrique Dossier.