La CDC fixe ses priorités de recrutement à horizon 2021

le 27/06/2019 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le projet d’accord sur l’emploi prévoit au moins 210 créations de postes pour renforcer la Banque des territoires, la direction retraites ou encore les fonctions risques.

La CDC fixe ses priorités de recrutement à horizon 2021
L’établissement public souhaitant «organiser sur la même période un effort de productivité», un plafond de 200 départs est également envisagé.
(Pierre Chiquelin)

L’évolution de l’emploi au sein de la Caisse des dépôts se précise pour la période 2019-2021. Lancées au début du printemps, les négociations avec les syndicats sur les cessations anticipées d’activité et sur une rupture conventionnelle collective (RCC), une grande première pour le groupe, ont abouti début juin. La direction, qui souhaitait lier ces deux volets, a accepté d’y ajouter un troisième, qui concerne l’emploi et les recrutements à l’horizon 2021.

L’extension des activités de l’établissement public CDC devrait engendrer 200 à 300 créations de postes supplémentaires sur la période. Environ 210 ont déjà été identifiées, selon le projet d’accord. La Banque des territoires devrait ainsi déployer 50 postes supplémentaires, dont 30 chargés de développement territorial. A la direction des retraites, 80 postes seront créés, à l’heure où la Caisse se rêve en gestionnaire de référence du futur système de retraites en France. L’établissement public renforcera également ses compétences en matière de risques pour répondre aux demandes de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), avec 40 créations de postes, de data scientists, de statisticiens risque de crédit ou encore de gestionnaires actif passif. Enfin, la Caisse entend internaliser certaines fonctions de maîtrise d’ouvrage, soit 40 postes, pour relever les défis du numérique.

«La nécessaire maîtrise des effectifs de l’établissement public commande donc d’organiser, sur la même période, un effort de productivité de l’ordre de 150 à 200 emplois, cette orientation permettant de viser la stabilité globale des effectifs à horizon 2021», indique le projet d’accord. Un plafond de 200 départs de collaborateurs est donc envisagé. Les candidats au départ devront se manifester d’ici au 31 octobre 2021 et compter au moins huit ans d’ancienneté. Ils auront droit à une indemnité d’un mois par année d’ancienneté, plafonnée à vingt-quatre mois de salaire brut. Le dispositif sera ouvert à partir du 1er octobre.

Reste à obtenir la signature des syndicats – l’Unsa s’est déjà prononcée pour – et à attendre la promulgation, à la fin de l’été, du projet de loi de transformation de la fonction publique. En discussion au Sénat, le texte permettra en effet d’aligner le traitement fiscal et social des personnels de droit public et privé optant pour la RCC. Les fonctionnaires de la Caisse auraient notamment droit aux allocations chômage.

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