La Macif refond tous ses accords sociaux

le 03/04/2018 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les 10.000 salariés de la mutuelle seront aux 35 heures à partir de 2019. Les plate-formes téléphoniques verront leurs horaires élargis.

assurance mutuelle Macif
Après 18 mois de négociations, la Macif a annoncé la signature de 11 accords constitutifs de son nouveau modèle social.
(DR.)

Après Covéa et la Maif, c'est au tour d’une autre mutuelle d’assurance de revoir ses accords sociaux. La Macif a annoncé vendredi la signature de 11 accords constitutifs de son nouveau modèle social, par la CFDT et la CFE-CGC (représentant ensemble 70% des salariés du groupe, et 56% de l’unité économique et sociale Macif). Cette accord issu de 18 mois de négociations, et de la dénonciation des accords précédents par la direction, comporte quatre volets : organisation et temps de travail, politique de rémunération, employabilité et qualité de vie au travail. «C’est une réécriture totale de tous les accords», souligne Benoit Serre, directeur général adjoint du groupe en charge des ressources humaines.

Compensations financières
et RTT supplémentaires

Le volet le plus important était l’introduction d’un temps de travail de référence de 35 heures, homogénéisé pour l’ensemble des salariés, alors que 9.000 salariés sur les 10.000 du groupe étaient encore à 31h30 ou 31h50 par semaine. La Macif compense cette hausse avec des éléments de rémunération individuels (augmentation du salaire de 8%) et collectifs (abondement sur épargne d’un plan d'épargne entreprise, augmentation de cotisation de retraite surcomplémentaire). En outre, durant trois ans, les salariés concernés auront des RTT supplémentaires.  

De manière générale, l’accord change la politique de rémunération. «Auparavant, les salariés étaient augmentés de 1% par an pendant 35 ans : le système était automatique, en fonction des changements de classification et ne prenait quasiment pas en compte la montée en compétence et la performance, explique Benoit Serre. C'est désormais le cas.»

«Le nouvel accord instaure un salaire au mérite et achève la casse des repères des grilles de salaire, déplore Annie Lafarge, déléguée syndicale centrale CGT. L’accord est très protecteur pour l’employeur qui ne s’engage que sur des moyens et met le salarié en responsabilité sur de nombreux domaines. Ce dernier doit prouver qu’il amène de la valeur ajoutée.»

L’accord prévoit par ailleurs des possibilités de télétravail. Ce nouveau modèle social sera mis en place à partir du 1er janvier 2019. Les plates-formes téléphoniques, qui emploient 1.400 téléconseillers, seront mutualisées à partir de septembre 2019 (elles sont indépendantes les unes des autres aujourd’hui). Les créneaux d’ouverture passeront de 8h30-18h30 à 8h-20h en semaine.

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