PORTRAIT Laurent Chouraki, responsable adjoint de BNP Paribas CIB

Une fidélité sans faille pour un parcours éclectique

le 18/02/2010

Entre Laurent Chouraki et BNP Paribas, c’est une longue histoire. « Je suis entré chez Paribas le 11 mai 1981, le lendemain de l'élection de François Mitterrand qui avait annoncé qu'il nationaliserait les banques françaises. Ce qui est amusant, c'est que si je l'avais su avant, je n'aurais sûrement pas choisi de rejoindre ce secteur », raconte le coresponsable de la banque de financement et d’investissement (BFI) de BNP Paribas, nommé le 1er juillet 2009. En deux décennies, ce banquier formé à HEC, attiré à l’origine par le marketing, a pourtant beaucoup œuvré dans ce groupe. Après avoir occupé chez Paribas notamment des fonctions dans la banque de grandes entreprises, l’inspection et le contrôle de gestion, il crée en 1998 l’activité « corporate finance ». En 1999, fort de 18 années d’expérience, il est choisi pour rapprocher les BFI de BNP et de Paribas. La maîtrise d’œuvre en matière de fusions est le fil rouge de sa carrière. « J'ai été amené à travailler de très près sur six fusions : Paribas-Compagnie Bancaire, Société Générale-Paribas, BNP Paribas, UCB-Abbey National France, Cetelem-UCB, et aujourd'hui sur l'intégration de Fortis du côté des activités de BFI. »

En 2005, adjoint à la direction financière depuis quatre ans, il décide de se porter candidat pour diriger UCB, filiale de crédit immobilier. « Il fallait une certaine audace pour me nommer à la tête d'UCB. Rien ne me prédestinait en effet à prendre des responsabilités dans le métier de la banque de détail. » Avant de revenir à la BFI, il occupe, en 2008, la fonction de directeur général délégué de BNP Paribas Personal Finance qui englobe Cetelem et UCB. Mais sa préférence va aux métiers de la finance : « Je sais aujourd'hui que ce que j’aime dans la banque, c’est la BFI. Il y a une raison de fond : j’aime l’idée de pouvoir vendre un certain nombre de produits à des personnes quasiment d’égal à d’égal, alors que la vente de produits à des particuliers est plus déséquilibrée en termes de rapport de forces. » Si la fidélité est pour lui une « valeur fondamentale », il précise que « cela ne veut pas dire pour autant exclusivité. Mais aussi longtemps que je m'épanouirai dans les fonctions et les responsabilités qui sont les miennes, tant que le pacte ne sera pas rompu en quelque sorte, je ne vois pas de raison de bouger ». Les opportunités internes ou externes ne manqueront certainement pas pour ce banquier de 51 ans.

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