Alexandra de Verdière, DAF TP du Lab RH

« Apporter une écoute et un regard extérieur »

le 24/01/2019 L'AGEFI Hebdo

Alexandra de Verdière, DAF TP du Lab RH
 
Comment êtes-vous devenue DAF ?
 
Je suis restée treize ans dans un cabinet de conseil spécialisé dans les achats où je suis rentrée en 2000 comme responsable marketing et communication. Au gré des opportunités, j’y ai pris différentes casquettes, notamment de chef de projet interne, dans une dynamique de création et de mise en place de nouveaux processus. Au retour d’un congé maternité, en 2008, on m’a proposé le poste de DAF, jusqu’alors tenu par le directeur général. C’était une fonction très opérationnelle de suivi, de pilotage, d’office manager, d’optimisation des outils, dans la ligne de ce que j’avais fait auparavant.
 
Pourquoi avoir abandonné ce poste ?
 
Je voulais me libérer des dimensions politique et managériale du salariat. J’ai quitté mon entreprise pour essayer de trouver du neuf. Un ami, entrepreneur dans la torréfaction, m’a contactée. Son entreprise d’une dizaine de salariés était en plein développement, mais il n’arrivait pas à s’occuper des nouveaux clients et cherchait quelqu’un pour « gérer la boutique ». Il m’en a donné les clefs en toute confiance et, à raison de deux demi-journées par semaine, je me suis chargée de l’optimisation des outils de pilotage et de gestion. Je l’ai accompagné pendant plus d’un an et demi, avant de l’aider à recruter un candidat pour lui passer le relais.
 
Et vous avez poursuivi dans cette voie…
 
J’avais trouvé l’expérience intéressante. Je m’étais rendu compte qu’outre mes compétences, j’apportais également une écoute, un regard extérieur et une capacité d’échange – ce que j’appelle le « ping-pong verbal » – qui représentent une bouffée d’oxygène et ont de la valeur pour un entrepreneur. Ça a été le déclic. Je me suis renseignée sur le « DAF à la carte ». Par le bouche à oreille, j’ai décroché des petites missions d’audit financier ou d’accompagnement ponctuel de patrons de TPE, avant de signer un contrat avec le Lab RH en 2016.

A lire aussi