La parole à… Khalil Ait-Mouloud, responsable du pôle enquête de rémunération de Willis Towers Watson France

« De plus en plus de différenciation »

le 13/12/2018 L'AGEFI Hebdo

Khalil Ait-Mouloud, responsable du pôle enquête de rémunération de Willis Towers Watson France

Dans notre dernière enquête publiée en septembre, nous annoncions un budget prévisionnel d’augmentations salariales pour 2019 de 2,5 % tous secteurs confondus. Avec, dans les services financiers (banque-finance-assurance), des prévisions supérieures à la moyenne pour les cadres – de plus de 3 % pour au moins un quart des entreprises. Les résultats financiers du troisième trimestre étant plutôt bons, la tendance est à la stabilité de ces budgets. Il y a cependant de plus en plus de différenciation et d’individualisation. Les métiers du digital, de la data, de la sécurité des systèmes d’information, mais aussi ceux du risque, du contrôle et de la conformité bénéficieront probablement des plus fortes hausses avec certaines expertises difficiles à trouver.

Les budgets NAO sont aussi liés à la performance financière des différentes lignes de métier : Dans le retail : banques de détail, crédit à la consommation, leasing…, les résultats sont plutôt stables et le budget alloué se situera entre 2 % et 2,5 %. Tandis que les banques de financement et d’investissement, les banques privées, la gestion d’actifs devraient plutôt concéder entre 2,5 % et 3 %. Globalement, les DRH ont en tout cas conscience qu’elles ont des efforts à faire pour mieux communiquer sur le sujet. Selon une autre de nos enquêtes, 60 % des entreprises estiment que les salariés ne comprennent pas les déterminants du salaire de base. De fait, la clarté et la transparence font partie des principaux enjeux des politiques de rémunération.

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