La parole à... Michel Bazet, directeur des risques opérationnels et correspondant informatique et libertés (CIL) d’AG2R La Mondiale

« Une utilité presque sociétale dans la fonction de ‘data protection officer’ »

le 09/11/2017 L'AGEFI Hebdo

 Michel Bazet, directeur des risques opérationnels et correspondant informatique et libertés (CIL) d’AG2R La Mondiale

Quelle organisation avez-vous mise en place pour vous préparer au RGPD (règlement général sur la protection des données) ?

En tant que CIL, je m’appuie sur une équipe qui comprend une juriste spécialisée en protection des données personnelles et les experts en sécurité du RSSI (responsable de la sécurité des systèmes d’information). Pour mener à bien, et dans les temps, ce chantier, nous avons sollicité ponctuellement des ressources externes : des avocats et des consultants spécialisés dans la protection des données personnelles.

Avez-vous prévu des recrutements ?

A ce stade, non. Nous avons recruté une alternante qui est en 3e cycle droit du numérique et qui suit en même temps un DU en protection des données personnelles. Ce n’est qu’après avoir évalué l’impact du RGPD à la fin du chantier, fin 2018, que nous déciderons d’affecter ou pas de nouvelles ressources.

Serez-vous candidat au poste de « data protection officer » (DPO) ?

Oui, car la logique voudrait que j’assume cette fonction qui remplacera les CIL. Le RGPD occupe aujourd’hui 80 % de mon temps. Ma formation juridique, mes quinze années d’expérience en organisation et maîtrise d’ouvrage, ainsi que les différentes fonctions occupées depuis 2003 au sein d’AG2R La Mondiale – directeur de l’organisation, puis responsable des risques opérationnels – et CIL militent aussi en ce sens. Mais c’est la direction générale qui décidera, et je n’ai demandé aucune assurance en la matière.

Comment concevez-vous le rôle du DPO ?

Il y a aussi dans cette fonction une utilité presque sociétale, un côté Don Quichotte qui part en croisade pour défendre les droits des usagers face à certains risques liés à la « digitalisation ». C’est aussi un poste qui mélange plusieurs facettes : le juridique, les risques, la technologie... Tout cela me donne envie de m’investir dans cette fonction.

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