Rencontre avec... Olivier Bossard, directeur exécutif du MSc Finance de HEC

« Un nombre croissant de mes étudiants se lancent dans des start-up »

le 02/03/2017 L'AGEFI Hebdo

  Quel est le profil de vos étudiants ?

La promotion 2016-2017 de notre MSc Finance rassemble 103 étudiants. Ils viennent à 88 % de l’international (contre 85 % dans la promotion précédente). Elle se décompose en 55 % provenant d’Europe, 20 % d’Asie-Pacifique, 15 % d’Amérique, et 10 % du reste du monde. Certains ont un profil hautement quantitatif, ce sont des ingénieurs (Polytechnique, Mines de Paris…), d’autres sont issus des meilleures universités de chaque pays (St Gallen en Suisse, Bocconi en Italie, Tsinghua en Chine…). Enfin, nous avons des étudiants qui ont déjà un début de parcours professionnel dans des activités telles que le capital-risque, le financement immobilier, les fintech ou les métadonnées financières.

Comment s’est passée l’insertion professionnelle de vos étudiants de la dernière promotion ?

La morosité financière globale ne semble pas du tout affecter l’employabilité de nos étudiants : 98 % de ceux de la promotion 2015 ont trouvé un emploi sous trois mois, pour un salaire de départ moyen de 67.000 euros. Leur salaire moyen après trois ans est de 96.260 dollars (91.533 euros), selon l’enquête annuelle du Financial Times de 2016 (trois ans après l’obtention du diplôme de la promotion 2013). En termes de métier, 75 % se dirigent vers les services financiers (fusions-acquisitions, trading, structuration, gestion d’actifs etc), et 20 % vont vers le conseil. Un nombre croissant, mais pas encore majoritaire, de mes étudiants se lancent, dès le début de leur carrière, dans des start-up ou des petites structures en buy-side.

Craignez-vous un effet Brexit pour vos étudiants qui veulent travailler à Londres ?

En termes de localisation, 55 % des étudiants du MSc choisissent le Royaume-Uni pour leur premier emploi. Mais je ne suis pas inquiet. Je perçois déjà un effet à court terme très positif dans les métiers du conseil qui ont besoin de recruter de nouveaux talents pour faire face à la demande accrue de leurs clients, notamment liée aux problématiques du Brexit. Une deuxième tendance se profile avec une demande de plus en plus forte venant de nouveaux hubs financiers européens : Francfort (où nous venons de placer trois étudiants chez Goldman Sachs), Paris (qui maintient sa position de leader européen en fusions-acquisitions), mais aussi Dublin ou même Sofia en Bulgarie pour des opportunités de carrière très valorisantes en gestion d’actifs.

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