L’avis de… Hakan Enver, responsable des opérations au sein du cabinet de recrutement Morgan McKinley

« Nous continuons à recruter des salariés de toutes nationalités »

le 15/09/2016 L'AGEFI Hebdo

  La crise de l’emploi redoutée après le vote du Brexit n’a pas encore eu lieu. Comment l’expliquez-vous ?

L’activité de recrutement dans la City n’a pas été particulièrement dynamique depuis le second semestre 2015, conséquence, entre autres, d’un attentisme pré-référendum. Après le 23 juin, l’impact a été moins brutal que prévu, d’autant que juillet est un mois traditionnellement calme en raison des vacances estivales. La perspective encore lointaine de l’issue des négociations a sans doute poussé certains établissements à passer à l’action : impossible en effet d’attendre deux à trois ans avant de relancer les investissements. Nous avons par exemple constaté une hausse des recrutements dans les domaines de la conformité, de l’audit interne, de la fiscalité, ainsi que dans les métiers technologiques. Le farouche optimisme britannique peut aussi apporter un élément d’explication : l’opinion croit fermement que le pays parviendra au final à négocier un accord favorisant son intérêt.

La City attire-t-elle toujours autant les salariés européens ?

Nous continuons à recruter des salariés de toutes nationalités, aussi bien des Européens que des citoyens de pays nécessitant un visa de travail. Les talents sont disséminés partout dans le monde et les institutions financières sont toujours à l’affût de candidats aux compétences spécifiques, indépendamment de leur origine géographique.

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