Dossier Bonus

M&A Une forte individualisation

le 29/04/2010 L'AGEFI Hebdo

L’année noire que fut 2008 est un lointain souvenir pour les banquiers d’affaires, qui ont vite tiré un trait sur la baisse moyenne de 44 % accusée par leurs bonus l’an dernier. « On assiste à un rebond, tant sur les fixes que sur les bonus, constate Denis Marcadet, président de Vendôme Associés. Les salaires fixes ont fait l'objet d'une forte revalorisation pour certaines catégories : 'vice president senior', 'director', ainsi que 'managing director' (grade le plus élevé, NDLR). Quant aux bonus, on renoue parfois avec les pics atteints en 2007. » Elément marquant : l’individualisation des parts variables. « Elle se manifeste aussi bien dans les maisons françaises qu'anglo-saxonnes, sachant que la traditionnelle disparité des bonus versés prédomine très largement en faveur de ces dernières », relève-t-il. Sur les modalités de paiement, si les banquiers d’affaires ne font pas partie des métiers qui entrent dans le champ d’application des nouvelles règles, les pratiques tendent tout de même vers l’homogénéité. « Seuls varient les seuils et les proportions, selon Denis Marcadet. Une règle générale semble se dégager avec un versement en cash souvent plafonné à 100.000 euros ou alloué en intégralité jusqu'au grade d''associate'. Le solde est payé en actions ou assimilé, avec propriété immédiate ou 'vesting' (acquisition progressive des actions liée à la présence dans la banque, NDLR) allant de quelques mois à trois ans. » Cette année, certains managing directors ont vu leur bonus s’envoler à 2,4 millions d’euros, contre 1,6 million en 2009.

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