Dossier Bonus

GESTION D’ACTIFS Les cultures maison donnent le ton

le 29/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Chez les gérants, la culture des bonus est bien éloignée de celle des banques de financement et d’investissement. Touchés par la crise de 2008 avec des bonus en repli de 30 % à 50 % l’an dernier, ils se situent en 2010 dans un environnement globalement plus positif sur le plan des rémunérations variables. « On note un retour à une gestion de 'conviction' (par opposition à la méthode de gestion dite benchmarkée, NDLR) et ce sont justement les structures en gestion de 'conviction' qui ont le mieux résisté en 2009, à la fois sur les actions et sur les taux », indique Nadia Tortel, associée du cabinet Singer & Hamilton. Les gérants les mieux rémunérés au titre de l’exercice 2009 ont été ceux du segment de l’absolute return qui ont bien performé malgré un contexte difficile. Aujourd’hui, la rémunération fixe et variable d’un gérant absolute return affichant dix ans d’expérience est d’environ 300.000 euros. Mais dans un secteur où les acteurs affichent des tailles très diverses, les politiques de bonus sont très hétérogènes. « Ce qui est certain, c’est que la distribution des bonus reste majoritairement discrétionnaire et que la formule de bonus peut nettement varier d’une structure à l’autre et dépend des cultures 'maison' », fait remarquer l’associée du cabinet de chasse de têtes. Elément qui aura un impact fort sur les rémunérations des gérants en 2010 et l’an prochain : la guerre des talents entre Londres et Paris. « Depuis le début de l’année, les 'hedge funds' londoniens recrutent des gérants à Paris, ajoute Nadia Tortel. Pour les structures françaises, il est compliqué de s’aligner sur les packages proposés par ces acteurs britanniques. » 

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