Dossier Bonus

FONCTIONS SUPPORTS Des disparités

le 29/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Certes, les professionnels des fonctions dites « supports » touchent des bonus, mais ils sont sans commune mesure avec ceux de leurs collègues des marchés. Dans ces métiers, la part variable dépasse rarement 30 % du salaire fixe. Souvent perçues par les opérateurs de marché comme des activités de « contraintes » (car elles visent à les contrôler), ces spécialistes bénéficient désormais d’un regain de notoriété. « Le régulateur a mis davantage encore les fonctions de déontologue et RCCI (responsable du contrôle et de la conformité, NDLR) sous les projecteurs en 2009, note Louise Enescaux, consultante chez Hudson. 'Reporting' vers les instances de régulation, qualité de la communication, transparence sur les données transmises…, autant de nouvelles prérogatives qui ont élargi le périmètre de responsabilité de ces professionnels. Ce qui a contribué à les revaloriser dans les banques, sans toutefois donner lieu à de fortes hausses des effectifs. » Sur le front des bonus, l’année 2010 (au titre de l'exercice 2009) ne marque toutefois pas de grand changement : « On ne voit pas de grands bouleversements, confirme Louise Enescaux. Dans ces fonctions, il est très complexe d’établir des niveaux précis de rémunérations car d’une banque à l’autre, et par rapport à un même intitulé de fonction, les périmètres peuvent sensiblement varier. » Après une diminution de 20 % à 50 % de leurs bonus l’an dernier au titre de 2008, les professionnels des back et middle-office ont profité cette année d’une hausse de 10 % de leurs parts variables. En revanche, les fonctions de contrôles voient, eux, leurs bonus inchangés.

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