Dossier Bonus

DERIVES ACTIONS Grand écart entre banques françaises et anglo-saxonnes

le 29/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Après une année 2009 où ils ont vu leurs bonus chuter en moyenne de moitié, les spécialistes des dérivés actions, ex-stars des salles de marché des grandes banques, évoluent eux aussi, en 2010, dans un environnement plus contraint sur le plan des rémunérations variables. « Pour tous, la partie de bonus versée en cash fond comme neige au soleil au profit d’un différé (en actions et/ou en cash) toujours plus important et hypothétique, lié aux résultats futurs… », remarque Vally Colli, associée au cabinet Vendôme Associés. Mais ces opérateurs de marché ne sont pas tous logés à la même enseigne, souligne la chasseuse de têtes : « Les grandes institutions anglo-saxonnes chahutent le contexte global en systématisant, pour les opérateurs qu’ils souhaitent conserver, une hausse inespérée (de 50 % à 100 %) de leur rémunération fixe de base. » De quoi complètement brouiller les pistes en matière de comparaison des bonus 2009 par rapport à 2008. De façon générale, ces primes ont retrouvé de la vigueur sans atteindre les sommets de 2007. La discrimination dans l’attribution des parts variables est plus que jamais une réalité, l’ère du bonus systématique ayant cédé la place à une individualisation extrême. « Résultat : états d’âme et déceptions sont monnaie courante tant côté vendeur que 'trader', là ou les attentes étaient fortes, explique l’associée de Vendôme. Certains 'desks' ont enregistré d’excellents résultats (compte propre, haute fréquence…) mais les 'pay out ratio' (taux rémunérations totales/revenus, NDLR) se sont effondrés et les bonus sont restés limités. » L’an dernier, un trader senior pouvait toucher au maximum un bonus global de 550.000 euros. En 2010, les plus performants d’entre eux ont décroché un bonus global de plus d’un million d’euros (étalé sur trois ou quatre ans à partir de 2011 ou 2012 et versé en actions).

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