Dossier Bonus

BANQUES PRIVEES Inégalités selon les acteurs

le 29/04/2010 L'AGEFI Hebdo

L’an dernier, les banquiers privés avaient réussi à relativement préserver leurs bonus (-30 % à -50 %) par rapport à d’autres métiers. En 2010, leurs rémunérations variables subissent toujours le contrecoup de la crise d’il y a deux ans et ne font donc pas état de grand changement. « Ce qui est marquant pour ce secteur, c’est la chute du montant global de la collecte en 2009, affirme Delphine Dubreuil, associée au cabinet Singer & Hamilton. Les professionnels ont donc évolué dans un contexte de 'hold money' (patrimoines déjà concrétisés, NDLR), et non de 'new money', ce qui a rendu leur activité difficile. D’autant que, dans nombre de structures, le management a conservé des objectifs commerciaux élevés afin de préserver la rentabilité, maintenant ainsi une forte pression sur les banquiers privés. » Comme chez les gérants, il existe chez les banquiers privés des formules de rémunérations très différentes. « Les disparités entre les différentes entités et même entre membres d’une même structure restent importantes : certains professionnels ont déploré des variables très faibles alors que d’autres ont été généreusement récompensés », raconte Delphine Dubreuil. En 2010, un banquier senior avec dix ans d’expérience affiche un salaire fixe moyen de 120.000 euros pour un bonus moyen de 84.000 euros.

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