L'avis de… Baptiste Lambert, responsable des équipes banques et assurances chez Robert Half

« Il n'est pas rare de voir des rémunérations doubler en cinq ans »

le 28/04/2016 L'AGEFI Hebdo

Comment expliquez-vous la pénurie d’actuaires sur le marché de l’emploi ?

Le décalage entre l’offre et la demande s’est accentué ces dernières années. Suite à la crise financière et avec la mise en place de Solvabilité 2, les cabinets de conseil, les compagnies d’assurances et de réassurance, les institutions de prévoyance et les mutuelles ont renforcé leurs effectifs d’actuaires dans tous les grands piliers de l’assurance : la tarification, l’inventaire, la gestion actif/passif, les produits... Les métiers du risque et de la modélisation ont particulièrement recruté.

Quid des rémunérations ?

Les jeunes diplômés sont embauchés entre 35.000 et 40.000 euros de salaire annuel. Pour eux, il n’y a pas de prime à l’embauche motivée par la pénurie. En revanche, les meilleurs d’entre eux voient leur rémunération fortement progresser dès la fin de la première année de leur vie professionnelle. Chez les profils les plus techniques et sujets à pénurie, il n’est pas rare de voir des rémunérations doubler en cinq ans, avec des salaires qui peuvent atteindre 70.000 euros et des parts variables qui représentent de 5 % à 10 % du fixe. Ces évolutions se produisent au gré des changements d’entreprises et grâce aux missions qui leur sont proposées sur des sujets comme la modélisation interne, les tarifications complexes ou le big data.

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