L’avis de… Michael Ohana, fondateur et dirigeant d'AlumnEye, société spécialisée dans la préparation aux entretiens en finance et conseil

« Les jeunes Français ont de sérieux atouts dans la compétition internationale »

le 21/04/2016 L'AGEFI Hebdo

Quelle est la tendance en matière de stages dans la finance ?

Les stages classiques de césure et de fin d’études existent toujours à Paris et à Londres mais, à leurs côtés, les summer internships, les spring internships et les graduates sont devenus très prisés des jeunes diplômés. Dans les banques d’investissement anglo-saxonnes, le summer internship est la première porte d’entrée pour décrocher ensuite un graduate, c’est-à-dire une embauche à Londres. Le summer internship est un programme de stage intense d’une durée de dix à douze semaines, basé à Londres et destiné aux meilleurs étudiants filtrés par une sélection drastique. Les graduates se développent aussi dans les banques d’investissement françaises, mais elles recrutent nettement moins que leurs rivales britanniques, américaines, suisses ou allemandes…

Les jeunes diplômés français sont-ils appréciés des banques d’investissement anglo-saxonnes ?

Les jeunes Français ont de sérieux atouts dans la compétition internationale. D’abord, grâce à la césure, ils ont souvent déjà une expérience professionnelle, ce qui n’est pas forcément le cas des étudiants britanniques. Ensuite, ils ont un profil quantitatif lié à leurs formations académiques très centrées sur les mathématiques : ils sont donc très à l’aise dans les environnements techniques. Mais ils ont aussi quelques défauts ! Malgré un bon niveau en moyenne, ils ne sont pas excellents en anglais et ils n’ont pas la culture du « networking », l’esprit d’initiative qui pousse à aller vers des personnes qu’on ne connaît pas. Or, à Londres, les recruteurs sont extrêmement attentifs aux « soft skills » (compétences relationnelles) comme la capacité d’adaptation, l’aisance relationnelle, le leadership ou le sang-froid.

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