L’avis de... Marie-Catherine Beltran, directrice associée chez Transition Carrières

« On va vers une logique d’apprentissage permanent »

le 07/04/2016 L'AGEFI Hebdo

« On va vers une logique d’apprentissage permanent »

Comment s’explique la hausse des mobilités fonctionnelles dans les entreprises du secteur financier ?

Plusieurs facteurs favorisent ce type de mobilités. Avec les départs à la retraite et les évolutions de périmètre dans les métiers (expansion ou réduction de certaines activités, notamment avec les plans liés à la digitalisation), les institutions financières veulent faire des mobilités interentreprises un axe de développement de leur gestion des talents. L’objectif est d’enrichir les parcours avec des expériences diversifiées. En outre, cette approche constitue un moyen efficace pour identifier les hauts potentiels et les aider à se développer au sein de l’entreprise. On va vers une logique d’apprentissage permanent, on sort des schémas de carrière prédéterminés.

Les salariés ont-ils une meilleure image de ce type de mobilités ?

Il est vrai qu’il y a quelques années, on a connu des situations dramatiques dans certaines entreprises en France (Orange, Renault) et on a beaucoup entendu les termes de « mobilité forcée ». Aujourd’hui, les grands groupes, notamment ceux de la sphère financière, font beaucoup d’efforts pour proposer des mobilités encouragées, accompagnées. Des cellules RH sont même entièrement dédiées à ces mouvements. De plus en plus, les salariés choisissent leur mobilité. Ils savent qu’ils ont tout à y gagner : sortir du strict domaine de leur expertise pour acquérir de nouvelles compétences, étendre leur réseau en interne, accroître leur employabilité…

A lire aussi