Témoignage Alain Chamla, senior adviser chez Butler Capital Partners, ancien dirigeant de France Champignon*

« Une vraie relation de confiance, conditionnée à une grande transparence »

le 03/05/2012 L'AGEFI Hebdo

« Avec le déclenchement de la crise, les discussions au sein des fonds se sont cristallisées sur le profil des managers. Butler Capital m’a proposé la direction de France Champignon pour remplacer un patron déjà en place depuis deux ans, mais qui ne convenait pas à la nouvelle donne économique. L’entreprise était alors lourdement endettée et déficitaire. Ma première décision a été de recruter un directeur financier. Celui-ci devait avoir comme principal objectif la gestion de la trésorerie. Dans cette période, toutes les décisions passent par le prisme de la trésorerie. Mes rapports avec le fonds étaient très simples. J’avais carte blanche pour redresser l’entreprise. C’était une vraie relation de confiance, mais conditionnée à une grande transparence de ma part via des ‘reportings’ réguliers. En aucun cas le fonds ne s’immisçait dans la gestion de l’entreprise. De toute façon, l’ingérence n’est pas du tout le modèle de fonctionnement des fonds. Ils ont un avis consultatif et un droit de regard sur le recrutement du comité de direction et du directeur financier. Ils peuvent aussi assurer un rôle de soutien pour le manager dans le cadre des négociations particulièrement tendues ces dernières années avec les banques. »

*Société redressée et revendue en 2010 au groupe Bonduelle.

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