La transparence limitée des banques françaises

le 10/03/2011 L'AGEFI Hebdo

Communication a minima pour les banques françaises concernant les bonus. Contrairement à l’année passée, aucune n’a voulu dévoiler le montant des parts variables des rémunérations de ses banquiers au titre de l’année 2010. Pourtant, tout encourage à davantage de transparence sur ce sujet. L’arrêté du 3 novembre 2009 indique que les établissements financiers doivent publier une fois par an « des informations quantitatives consolidées sur la rémunération » de leurs dirigeants et de leurs professionnels des marchés, soit les montants répartis : en part fixe et en part variable, en paiement en espèces et en actions, et le nombre de bénéficiaires. Et dans son rapport remis début janvier au ministre de l’Economie Christine Lagarde, Michel Camdessus (photo), contrôleur des rémunérations des professionnels de marché en 2009, appelait les banques à poursuivre « l’effort de transparence » en fournissant des données quantitatives. A l’inverse, les banques suisses Credit Suisse et UBS ont, elles, joué la carte de la transparence en publiant des détails sur la structure de leur rémunération. Ainsi, la première diffère ses bonus de 35 % à 70 %, et à partir de 50.000 francs (38.540 euros) au lieu de 125.000 francs précédemment, tandis que chez UBS, pour toute rémunération globale supérieure à 250.000 francs (192.720 euros), 60 % du bonus sera versé en actions, différé sur trois ans. Son bonus pool en 2010 baisse de 10 % à 4,319 milliards de francs (3,32 milliards d’euros), tandis que Credit Suisse a accordé 12,481 milliards de francs (9,6 milliards d’euros) en « salaires et compensation variable ».

A lire aussi