L’avis de… Valérie Barthès de Ruyter, associée en charge du pôle finance au sein du cabinet de chasse de têtes CTPartners

« Des transfuges venant de la banque d’affaires »

le 29/08/2013 L'AGEFI Hebdo

Comment le métier de banquier privé a-t-il évolué récemment ?

Le métier s’est internationalisé pour accompagner les clients à l’étranger.

Il ne s’agit pas seulement de problématiques fiscales, mais également de l’expatriation de ces clients du fait de leur activité. En outre, les clients sont de mieux en mieux informés depuis quelques années : leur exigence se traduit par des besoins de plus en plus sophistiqués.

Cela a-t-il modifié le profil des professionnels ?

Leur profil a évolué vers plus de technicité. Depuis la crise, les grandes banques sont de plus en plus nombreuses à créer des joint ventures entre la BFI* et la banque privée. Cette dernière a ainsi internalisé une partie des connaissances produits en accueillant des transfuges venant de la banque d’affaires.

La technicité se traduit-elle par une hausse des rémunérations ?

Les rémunérations ont globalement suivi ce relèvement des compétences, mais elles demeurent très disparates. Les rémunérations dépendent certes du profil du candidat, mais aussi de la taille

de l’établissement et de son modèle (volume et rentabilité de la collecte ou de type plus artisanal).

*Banque de financement et d’investissement.

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