BANQUE PRIVÉE

Stabilité

le 26/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Comme c’est le cas pour les gérants, les banquiers privés perçoivent aussi leur bonus sur un mode discrétionnaire, même si les critères d’attribution sont généralement liés aux revenus dégagés et au montant net d’actifs collectés individuellement. « Nous ne notons pas de différence notable de rémunération entre 2010 et 2011. En revanche, nous remarquons l’instauration de rémunérations différées alors que l’activité de banque privée est réalisée pour compte de tiers et que les capitaux propres ne sont pas mis en risques, relève Delphine Dubreuil (photo), associée du cabinet Singer & Hamilton. Parallèlement, nous constatons toujours une grande différence d’échelle de salaire entre les établissements. Les banquiers les plus expérimentés souhaitent en profiter à la hausse. » Chez les banquiers privés, la rémunération globale (salaire fixe + part variable) peut beaucoup varier selon la nature de l’établissement. « Les différences de salaires globaux entre les structures proviennent de la politique de certaines banques privées étrangères qui versent des rémunérations variables pouvant être jusqu’à deux fois supérieures à celles d’acteurs de même catégorie, signale Delphine Dubreuil. Généralement, mais pas systématiquement, les objectifs fixés et le montant de collecte réalisé expliquent cet écart. » En 2012, un banquier privé de dix années d’expérience exerçant au sein d’un établissement français perçoit un salaire fixe situé entre 100.000 et 130.000 euros, contre 130.000 à 150.000 pour le même professionnel d’une banque anglo-saxonne (pour un bonus compris entre 25 % à 50 % de ce fixe).

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