L'avis de... Stanislas de Gmeline, vice-président chez Credit Suisse Securities à Londres, diplômé de l’Insead

« Un sésame qui m’a permis de me réorienter »

le 31/03/2011 L'AGEFI Hebdo

Quel impact a eu le MBA de l'Insead sur votre carrière ?

Un MBA, si tant est qu’il soit classé parmi les dix meilleurs au monde, est une clé qui ouvre les portes de certains recruteurs très exigeants. En particulier dans les cabinets de conseil et d’audit, le capital-investissement et les banques d’affaires. Après six années passées dans l'investissement et la banque privée chez HSBC, ce sésame m’a permis d'accroître mon réseau et de me réorienter vers des métiers où sans MBA, je n’aurais pas eu les mêmes chances. On s’y fait d'excellents amis et de très précieux contacts : lorsqu’on veut faire des affaires à l’étranger par exemple, on peut facilement appeler un ancien élève pour avoir des informations sur le marché, un secteur… Moi qui avais toujours vécu en France, y avais étudié et travaillé, le MBA m’a donné une ouverture internationale, m’a appris à travailler, à travers de nombreuses études de cas, avec des étudiants de diverses nationalités (américaine, japonaise, italienne, etc.), de culture et de formation différentes.

Comment l'avez-vous financé ?

Pour le financer, j’ai fait un emprunt et mon employeur de l’époque a continué à me soutenir financièrement le temps de la formation. C’est un investissement qui vaut le coup. Quatre ans après, ma rémunération a plus que triplé. 

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